La fiscalité belge connaît en 2026 plusieurs évolutions importantes qui impactent directement la vie des entreprises, des indépendants et des PME. Ces changements visent à moderniser le système, améliorer la conformité et renforcer l’efficience fiscale, tout en favorisant la digitalisation des obligations.
L’un des volets majeurs concerne la facturation électronique obligatoire entre entreprises (B2B). Dès le 1ᵉʳ janvier 2026, toutes les entreprises soumises à la TVA devront émettre des factures électroniques structurées conformes à la norme européenne EN 16931 via des réseaux sécurisés tels que Peppol. Cette mesure s’inscrit dans un objectif plus large de simplification des processus, réduction des erreurs manuelles et meilleure transparence des transactions entre assujettis à la TVA.
D’un point de vue fiscal, des discussions sont en cours sur l’introduction d’un reporting de TVA quasi en temps réel, prévu d’être mis en œuvre d’ici 2028. Ce système permettra aux autorités fiscales belges de recevoir des données transactionnelles électroniques plus rapidement, ce qui facilitera le contrôle automatisé des déclarations et la détection précoce d’anomalies ou de fraudes.
Un autre changement important concerne l’impôt des sociétés (ISOC). En Belgique, le taux standard d’ISOC reste à 25 %, mais les PME continuent de bénéficier d’un taux réduit de 20 % sur les premiers 100 000 € de bénéfices imposables, sous réserve du respect de certaines conditions liées notamment à la rémunération du dirigeant. Ce régime vise à soutenir la croissance des petites entreprises et à renforcer leur trésorerie après impôt.
Enfin, la lutte contre la fraude et l’optimisation abusive reste un axe fort des autorités fiscales. Des mesures plus strictes de transparence des échanges et des rapprochements automatiques entre factures et déclarations renforceront la conformité des entreprises et les obligations de transparence des transactions.
Pourquoi c’est important pour vous ?
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Anticipation : les entreprises doivent se préparer à convertir leurs systèmes de facturation pour rester conformes à la loi dès 2026.
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Automatisation : l’obligation d’e‑invoicing réduit les tâches manuelles et limite les erreurs.
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Contrôle fiscal : les nouvelles formes de reporting permettent aux autorités d’avoir des données en quasi temps réel, augmentant la nécessité de conformité stricte.
📌 Source principale :
Einvoice Belgium – Structured e‑invoicing obligation B2B dès 2026
➡️ https://einvoice.belgium.be/en/article/structured-electronic-invoices-between-companies-will-become-compulsory-2026